L’imagerie cutanée non invasive : la petite révolution de la dermatologie

L’imagerie cutanée non invasive : la petite révolution de la dermatologie

Une petite révolution est en cours dans le domaine de la dermatologie ! Il est probable, comme bon nombre de patients, que vous ayez eu affaire à un praticien observant minutieusement votre peau lors de votre visite dans son cabinet. C’est ce qu’on appelle la corrélation anatomoclinique, une étape difficile à l’œil nu, consistant à faire correspondre les caractéristiques de votre lésion avec celles des lésions répertoriées par la dermatologie. Le doute à ce moment du diagnostic peut rendre indispensable une biopsie cutanée, qui est un geste technique invasif, nécessitant une anesthésie locale et laissant une cicatrice. Peu réjouissant, donc. Heureusement, plusieurs technologies innovantes, permettant dans nombre de cas, d’éviter la biopsie, sont nées : la résonance magnétique, l’ultrasonographie, le microscope confocal par réflectance (MCR) in vivo, la dermoscopie ou encore la tomographie à cohérence optique. Il est sûr que ces nouvelles techniques d’imagerie de pointe impliquent un investissement important pour les praticiens et pour la sécurité sociale, mais elles représentent une avancée substantielle dans le traitement des pathologies cutanées, ainsi qu’un gain de temps déterminant en phase diagnostic.

Une avancée substantielle dans le traitement des pathologies cutanées

Grâce à ces nouvelles technologies d’imageries médicales, les dermatologues se dotent de nouvelles lunettes. Ces dernières leur permettent de tirer des clichés de vos lésions, d’une précision allant jusqu’au micromètre. Cette précision exceptionnelle donne la possibilité à votre praticien de fournir un diagnostic complet et instantané, sans analyses en laboratoire, mais aussi de réduire dans bien des cas la quantité d’excisions de lésions bénignes. La biopsie est par ailleurs un geste nécessitant du savoir-faire et qui prend du temps, tant pour le médecin que pour le patient. L’attente des résultats est anxiogène et retarde d’autant la prise en charge de votre pathologie. Ces nouveaux outils représentent donc une avancée cruciale dans le domaine, notamment s’agissant du diagnostic des mélanomes et carcinomes.

Un investissement important pour les praticiens

Comme c’est souvent le cas dans le domaine des technologies de pointe, l’investissement dans l’équipement est important. Il ne s’agit par ailleurs pas seulement d’acquérir le matériel. L’utilisation de ces équipements implique bien sûr une formation assez poussée.

Cependant, l’usage de ces technologies revêt un impact direct sur la pratique : gain de temps en phase diagnostic, dans la prise en charge, diminution du nombre de consultations… Il est vraisemblable que ces techniques se généraliseront prochainement à tous les cabinets de dermatologie.